lundi 25 mars 2019

J'ai testé pour vous... Two Point Hospital

Two Point Hospital, un Theme Hospital 2.0 ?

Bullfrog nous offrait en 1997 ce que nombre de joueurs estiment être la meilleure simulation de gestion hospitalière de tous les temps. Depuis, d’autres titres auront tenté de détrôner Theme Hospital, sans succès.
Tandis que Gary Carr et Mark Webley, deux anciens de Bullfrog, fondait Two Point Studios en 2016, c'est en 2017 que Sega rejoignait l'aventure pour lancer ce que les créateurs refusent d’appeler la suite de Theme Hospital : Two Point Hospital.
Le défi sera-t-il relevé ? Theme Hospital trouvera-t-il enfin son digne successeur ? C’est ce que nous tenterons de voir, stéthoscope au cou, dans cette découverte de Two Point Hospital.


Équipe motivée, patients soignés !

Le principe est simple : suivre un patient moribond de son arrivée, à sa sortie en pleine santé. Le tout en tentant de faire suffisamment d’argent sur son dos pour couvrir les dépenses de l’établissement, sans qu’il ne s’offusque de l’achat d’un sandwich à 15 dollars. De l’accueil au médecin généraliste à la salle de traitement final pour les plus chanceux, il faudra en passer par les différentes salles de diagnostic pour les patients dont le cas est plus complexe, afin d’obtenir le diagnostic le plus sûr et le pourcentage de chance de guérison le plus élevé possible (la difficulté de la maladie, la compétence du personnel et les améliorations apportées aux équipements par le biais de la recherche ont également leur importance), sous peine de devoir embaucher un agent de maintenance Ghost Buster !

Pour ce faire, il vous faudra une équipe hospitalière composée de médecins, assistants, infirmiers et agents de maintenance tous plus loufoques les uns que les autres, un hôpital offrant distraction, confort, température idéale, nourriture et boissons, et lieux d’aisance où se soulager, pour tous, et plus seulement les patients.

Prise en main, sans gants en latex

La création de salles n’est plus limitée aux simples carrés ou rectangles et ces dernières peuvent désormais prendre d'autres formes plus alambiquées, sachant que d’un simple clic il est à tout moment possible de suivre l’état d’une salle, la modifier, et même la copier, ce qui n’est pas de refus lorsque l’on se retrouve à faire la sixième pharmacie de l’hôpital...

Les éléments à placer dans l’établissement ne sont pas oubliés, tels que les objets décoratifs, attrayants, distrayants, mais aussi ceux ayant la capacité d’augmenter – par exemple – l’établissement des diagnostics ou la vitesse de formation d’un agent. Si certains objets sont spécifiques à certaines salles, il existe une grande majorité d'objets utilisables partout : oui, il pourra y avoir une bibliothèque dans les toilettes.

Avec les Kudosh (monnaie virtuelle du jeu) amassés lors de la réussite de différents défis ou objectifs, de nombreux éléments sont déverrouillables, augmentant le prestige des salles mais rendant vite la navigation compliquée lorsque l’on cherche un objet précis. Et s’il est possible de filtrer les objets par catégorie, tout ne se retrouve pas aussi aisément.

Quant aux embauches, il faudra être attentif car un agent cité comme partant souvent en balade, aura effectivement tendance à s’attarder dans les couloirs… Il faudra également se fier au niveau de compétence et aux qualifications du recruté, qui pourront par la suite être améliorées, et certaines spécialisations apportées par le biais des formations.

Tout le personnel est concerné par ces évolutions et n’importe qui peut prodiguer une formation, ainsi il sera agréable de voir un agent de maintenance apprendre à un chirurgien comment perfectionner son intelligence émotionnelle, par exemple.

Une progression simple… au début

Dans Two Point Hospital, tout est question de niveau. Pour l’hôpital, ils sont franchis en fonction de sa valeur, du personnel et de la qualité des salles. Plus le niveau de l’hôpital est élevé, plus il attire les patients et les demandes d’embauche.

La réputation a aussi sa place dans l’affluence, et dépend des soins accessibles, du niveau de bonheur de tous ainsi que des tarifs et la publicité faite par le service marketing.

Une fois tout ceci considéré, il faudra faire évoluer son hôpital. Pour ce faire, différents objectifs devront être remplis, comme soigner une certaine quantité de patients, améliorer un nombre défini de machines ou former votre personnel. Cependant, une fois l’hôpital suivant débloqué, rien ne vous force – à part votre honneur – à rester dans l’établissement actuel, même si les 3 étoiles n’ont pas été obtenues.

Sauf erreur, si on peut profiter dans ses hôpitaux précédents des objets, recherches, et salles débloqués, il ne semble pas possible de muter du personnel, pas plus qu'effectuer des transactions financières entre les établissements. A moins que ces options ne soient noyées dans l'un des (trop ?) nombreux panneaux de gestion de l'hôpital.

Trop d'infos tuent l'info

Ces panneaux de gestion, parlons-en.

La catégorie « personnages » compile les informations concernant le personnel, et c'est depuis cette interface qu'il est possible de négocier les salaires des employés, mais aussi d'interdire à untel l'accès à une salle, pratique lorsque l'on souhaite que son chirurgien ne quitte pas son poste pour autre chose que les pauses. Il est possible de cliquer sur l’agent pour en savoir davantage sur lui, et agir sur ses actions, en l’incitant à prendre une pause (utile lorsqu’une urgence arrive et qu’on ne souhaite pas le voir partir en plein rush) ou en le virant, s’il n’est pas à la hauteur.

Les patients ne sont pas en reste, puisqu'il est possible de voir l'intégralité des malades et les informations les concernant. Là également, il est possible en cliquant sur un malade d’en savoir plus sur son état. Ainsi, on pourra l’envoyer directement en soins (option risquée en fonction de l’avancée de son diagnostic) ou – vicieux mais pratique – renvoyer le patient à son domicile en cas de santé faible, afin d’éviter un décès sur place. Dommage cependant qu’on ne puisse pas l’envoyer dans l’un des hôpitaux rivaux, ou mieux, ceux de ses amis !

Les maladies découvertes sont également répertoriées, avec le coût du traitement, la salle de soin appropriée, la réputation des soins, les différents taux de guérison ou de départ en rage parce que le malade n'aura pas eu envie de se déplacer jusqu'au distributeur de sodas le plus proche pour combler sa soif.

Le panneau « données » apporte un éclairage – au sens propre du terme – sur différents critères, en mettant en surbrillance la zone impactée par le chauffage ou les climatiseurs, ou les zones hygiéniques ou attrayantes de votre établissement. Elle permet également de colorer les personnages en fonction de leur bonheur, faim, soif, ennui, et l'état de leurs organes nécessitant une vidange régulière.

Le critère maintenance est utile pour cibler les salles avec des machines à entretenir sous peine de malencontreux incidents, mais aussi pour repérer l'état des toilettes et les distributeurs à ravitailler.
Le troisième panneau concerne les finances, et c’est là qu’il faut s’accrocher.

Si les catégories « prix » (qui permet de visualiser la réputation tarifaire de l'hôpital et d'ajuster tous les tarifs, du traitement en pharmacie au nounours vendu à la boutique) et « emprunts » (au nombre de 3, cumulables entre eux) sont faciles à utiliser, la catégorie « aperçu » est un véritable cauchemar de courbes et données en tout genre, reprises par ailleurs dans d'autres interfaces du jeu.

Les autres onglets vous permettront de voir les prix remis à votre hôpital chaque année dans une cérémonie digne des Oscars, votre classement, votre personnel (double-emploi avec le panneau de gestion personnage, même si c'est depuis cette interface que vous pourrez gérer la politique de pause de votre établissement), les patients (semblable aux données du panneau de gestion des patients), mais le plus inutilement indispensable revient sans doute à l'onglet journal qui répertorie toutes les actions, car tout le monde doit savoir que Mac Bogoss, le réceptionniste, a accueilli le patient Arthur Monk le 23 mars.

Vous avez dit dur labeur ?

Les hôpitaux (au nombre de 15) se suivent et – si la base reste la même – ne se ressemblent pas, grâce aux multiples défis spécifiques à chaque lieu (hôpital universitaire, établissement huppé où prédomine la chirurgie, hôpital public, etc.), aux épidémies habilement amenées et autres catastrophes naturelles qui ne se résument plus qu’aux séismes.

A ce sujet, malgré tout, pas de réelle difficulté puisqu’il semble impossible de perdre, la seule problématique résidant dans la gestion financière, et une fois tous les crédits épuisés et l’hôpital menaçant de fermer, il ne resterait qu’à recommencer le niveau. Cette action est sans aucun impact sur les autres hôpitaux : les éléments, recherches et salles débloqués le sont définitivement.

Même s’il est anecdotique, il faut parler de l’existence du mode multijoueur qui consistera à remplir des défis dans le même laps de temps, comme faire le plus de recherches, améliorer le plus de machines, etc. Ce mode a au moins le mérite d’exister, là où Theme Hospital avait attendu un patch pour en bénéficier.

Fiston, c’est toi ?

Reste à aborder ce qui fait de ce Two Point Hospital une véritable madeleine de Proust pour les fans de Theme Hospital : son ambiance.

Les maladies improbables sont de retour, et pour les nostalgiques de la maladie du King, préparez-vous aux pas déchaînés des patients qui se prennent pour Freddie Mercury ! Entre autre joyeusetés, les têtes d’ampoules illumineront littéralement vos balades dans les couloirs, au côté de malades de nuances de gris, qui manquent visiblement de couleurs dans leur vie. Les maladies collent encore une fois à la pop-culture, et les clins d’œil à l’actualité sont nombreux.

Rien n’est plus agréable que de profiter du zoom et des rotations de caméra pour prendre le temps de voir ce petit monde interagir avec des animations fluides dans un style très cartoon. Du clown qui va faire son show avec un mime en pleine imitation, à la dispute entre un agent de maintenance et un patient, certainement parce que ce dernier aura préféré se soulager ailleurs qu’aux toilettes à deux pas de lui, outre l’humour, c’est aussi le graphisme de Two Point Hospital qui en fait un vrai bonheur à jouer.

La bande son – bien que très musique d’ascenseurs – est très agréable, et les pubs et transitions proposées par le DJ se fondent parfaitement à l’ambiance. Pareillement, les interventions de la standardiste so british sont très pertinentes et toujours drôles, mais il faudra être bilingue pour en profiter, le jeu ne bénéficiant pas d’une traduction sonore.



Si les créateurs avaient prévenu que Two Point Hospital ne serait pas la suite de Theme Hospital, force est de constater qu’il s’inscrit comme le digne successeur du jeu de Bullfrog, tant il y est fidèle dans l’esprit décalé, tout en apportant le vent de fraîcheur nécessaire par son graphisme cartoon et son gameplay enrichi. Et si parfois la navigation est un peu brouillonne, rien ne saurait décourager le nostalgique de se replonger dans ses souvenirs, ou le nouveau joueur de découvrir l’ambiance loufoque proposée par Two Point Studios. Two Point Hospital est un jeu magnifique et – même si les débuts de niveau sont souvent répétitifs – on ne s’ennuie jamais à suivre les aventures improbables de nos équipes hospitalières.

Points positifs :
- Prise en main simple
- Graphismes cartoon de toute beauté
- Animations fluides et humoristiques
- Ambiance loufoque
- Formations pour optimiser au maximum son personnel

Points négatifs :
- Bande sonore en anglais
- Quelques menus brouillons et redondants
- Interactions entre les différents hôpitaux qui auraient pu être plus poussées (mutation de médecins, transferts de fonds, etc.)
- Plaisir à mettre le jeu en vitesse normale, mais manque d’une vitesse encore plus accélérée par moment
- Jeu pas suffisamment punitif

jeudi 5 avril 2018

Du bon usage des aides à la recherche scientifique

J’ai toujours eu des goûts particuliers. Du plus loin que je me souvienne. Je n’ai jamais été folle de Brad Pitt, je n’aime pas le shopping, et j’étais amoureuse de Ranma Saotome (dans ses deux formes) quand j’étais gamine. Ça vous pose une personnalité.

Du point de vue des jeux vidéo, c’est pareil. J’étais fan d’un jeu étant petite, c’est « The Seventh Guest », qu’approximativement 2 autres personnes connaissent dans mon entourage (l’une étant mon père, qui a acheté le jeu, et l’autre étant ma mère, que j’ai bassiné avec). J’avais 9 ans, et j’y jouais sur CDI (omagad, le CDI, ça nous rajeunit pas tout ça !), pendant que tout le monde s’acharnait sur Street Fighter II, Mario, ou – faites pas vos pudiques offusquées – Aladdin, le jeu de plateforme qu’au moins les 3/4 de mes amis connaissent.

Ou pire… Tétris. Ce jeu russe démoniaque.

JEU RUSSE DÉMONIAQUE, oui, j’insiste. Et ce n’est pas mon sang polonais qui parle, là, hein, Tétris, c’est VRAIMENT le DIABLE mis sur une disquette 3" ½ ou n’importe quel autre support disparu dans les méandres de notre mémoire collective.

TETRIS. Ce jeu te donnant l’impression d’un mauvais trip sous acides, où tu visualises ta vie s’achever à chaque ligne supplémentaire. Et ces maudits tétrominos, avec leur code couleur changeant quasiment à chaque nouvelle mouture… et je ne vous parle même pas de cette musique maléfique, réussissant à elle seule à faire entrer en transe les personnes les plus solides de ce monde.

Ils sont quelques uns à pouvoir attester de l’état dans lequel je me mets lorsque je joue à des jeux-vidéo stressants. Je ne sais pas trop ce qui se passe, je me transforme en espèce de démon hystérique qui hurle à la Lune. Je peux même chialer, convulser, et envoyer valdinguer la manette à travers la pièce. Oui, c’est là qu’on remercie les inventeurs des manettes sans fils, au moins quand tu la balances, ça n’embarque pas la console dans sa chute, c’est toujours ça d’économisé.

BREF, je me transforme. Ah ça, il faut me voir jouer à Tomb Raider, lorsqu’un tigre apparaît. Je suis capable de tourner en rond pendant 10 minutes pour finir par me faire bouffer parce que « mais ça va pas, je vais pas tuer un tigre quand même, il est en annexe I de la cites, merde ! »… Oui. Pathétique.

J’ai aussi souvenir d’une tentative ratée à regarder un ex jouer à Alone In The Dark 4. Mais quel est le con qui a eu l’idée de foutre pléthore d'images subliminales de monstres (regardez au ralenti, ça va vous sauter aux yeux)(à vitesse normale, je les vois toutes)(et me vient l'envie de m'arracher les yeux) dès les premières minutes du jeu ? Vous auriez dû voir mon état, c’était quand même comique.

Alors Tétris… sujet d’angoisse pour moi. J’ai vraiment l’impression que ma vie est en jeu. Donc.

Sachez que là, je m'apprête à associer un syndrome psychologique au jeu Tétris. Il s'agit du stress post-traumatique. Alors non, pas dans le sens où jouer à Tétris pourrait entraîner chez vous un stress post-trauma hein... pire.

Tétris pourrait soulager les traumatismes.

Peut-être qu’on soigne le stress par le stress, chez eux. Genre tu as vu des images horribles, ça te stresse, alors on te balance du Tétris. Ah c’est sûr, t’en oublies les images d’avant hein, à lutter pour ta survie dans ce jeu inventé par Satan. J’ai bien envie d’appeler ça « soigner le mal par le mal ». T’as mal à la jambe ? Viens, je vais te mettre un pain dans la gueule, tu vas vite oublier que t’as mal aux pattes mon gars. Efficacité immédiate, mais relative.

Après, s’il y a un truc que je sais par rapport aux légers stress post-traumatiques (oui, excusez-moi, mais les pubs contre l’alcool au volant, on a trouvé bien plus traumatisant hein, quand même), c’est que plus vite tu te lances à corps perdu dans une autre activité, plus vite tu oublies ce que t’as vu. Genre après avoir vu « It », je te conseille d’apprendre au moins le C++, ça soulagera un peu tes maux. Mais pense à regarder sous ton lit, on sait jamais.

Ou alors, vraiment, Tétris a un côté reposant et calmant. Mais alors là, vu l’état dans lequel j’ai foutu ma GameBoy la seule et unique fois où j’ai joué à ce jeu… J’en doute. Oui, j’ai explosé ma console par terre, avec toute la force de la frustration dont est capable une gamine capricieuse de 10 ans.

Ce jeu est DÉMONIAQUE.


Article publié initialement le 13 novembre 2010 sur Coin Coin dans ta Face

dimanche 15 mars 2015

Pourquoi je n'aime pas Zelda

Oulaaa oui j'avoue, un aveu comme ça un lundi matin de si bonne heure, ça picote.


Source : vinceuss02

La saga des Zelda. Jeux vidéo aimés, chéris, idolâtrés et attendus (parce que oui, pour les enfants du placard, des titres "The Legend Of Zelda" sortent encore hein) par la quasi-totalité des gamers.

Autant vous dire que se prétendre joueuse rétro et indé et clamer derrière ne pas aimer Zelda, c'est aussi cohérent que discuter physique quantique avec Loana.

Mais replaçons-nous dans le contexte je vous prie, parce qu'on n'en arrive pas à ne pas aimer les jeux Zelda sans raison.

Déjà, dire que je n'aime pas, c'est un abus de langage. Je m'en fous en fait. Ce qui est potentiellement pire parce qu'autant ne pas aimer fait de toi quelqu'un qui a un avis, et qui s'est donc intéressé 2 minutes à la question... mais là même pas.

Vous pourriez du jour au lendemain me dire que Shigeru Miyamoto ne veut plus jamais sortir un jeu Zelda que je m'en tamponnerais autant que le temps qu'il fait en Papouasie (pas tip-top en ce moment, si vous voulez tout savoir).

Mais alors, pourquoi ?

 Ouais, ou pas.

Je ne me lancerai même pas dans le débat du "Damsels in Distress" cher à Anita Sarkeesian (si vous ne connaissez pas cette vlogueuse et son site Feminist Frequency, et pour peu que vous soyez conscient et sensible à la place de la femme dans le jeu vidéo - et plus largement dans la pop-culture, je vous invite à y faire un tour) - puisque bien que la saga s'appelle "The Legend Of Zelda", on y suive plutôt les aventures de Link - parce qu'on pourrait toujours se planquer derrière les quelques épisodes (Ocarina Of Time en tête de gondole) où Zelda fait autre chose qu'être inutile, mais jolie.

Ce n'est pas plus une histoire de genre de jeu, parce que voyez-vous, les jeux action-aventure avec énigmes et combats, c'est clairement une de mes (nombreuses) cames.

En fait, la raison est simplissime, et je vous la livre ici en un mot : CD-I.

Alors non, le fait d'avoir un emploi dit "stable" ne fait pas de vous quelqu'un qui se fiche royalement de ce qu'il se passe à Hyrule, soyez sereins.

En revanche, le fait d'avoir un emploi dit "stable" peut vous faire acheter à votre enfant une console au succès anecdotique et à la vidéothèque plus que calamiteuse, sauf rares exceptions (The 7th Guest et Mad Dog McCree putain !).

Et dans cette vidéothèque ? Mon tout premier jeu Zelda.

Zelda : The Wand of Gamelon

Alors ce jeu, pour vous situer un peu, c'est un superbe 3,8/10 donné par la communauté de IGN, avec l'appréciation "Awful". Je pourrais terminer mon article ici tellement cette note se suffit à elle-même. Voyez, IGN ne s'est même pas emmerdé à tenter d'apprécier cette purge.

Mais bon, mon côté amour-du-risque-Jonathan-et-Jennifer me fait pousser plus en avant le descriptif de cette pépite merveille œuvre.

Je n'irai pas parler ici de scénario, puisque comme dit auparavant, je ne connais rien aux Zelda, outre la vilaine habitude qu'a la princesse d'Hyrule - à l'image de Peach - de se faire emmerder tous les 4 matins par des lâches qui préfèrent cibler de la choupigonz que du boobadass.

Mais bon, de mémoire, les histoires sont quand même loin d'être dégueus dans les autres opus. Tout comme les graphismes, la jouabilité ou encore la durée de vie. Enfin je sais pas, mais on n'enchaine pas les meilleures notes sur pléthores de sites spécialisés dans les jeux vidéos sans qu'il y ait un minimum de raisons valables.

Alors autant vous dire que ça, là, c'est juste à gerber.


Ouais. Voilà. La phrase "il est parti depuis un mois, et toujours pas de nouvelles" en se frottant l’œil avec autant d'énergie qu'on utiliserait pour mélanger une purée Mousline, c'est un troll récurent avec ma mère, sachez-le.

Mais bon, ce jeu a-t-il un point positif, au moins ? Il en a potentiellement un. Pour l'enfant de 9 ans que j'étais à l'époque, le fait de jouer une fille "guerrière" était clairement une rareté.

Car oui, vous ne rêvez pas, Zelda : The Wand of Gamelon voit bien Zelda en héroïne de l'histoire, et non pas Link. ...

Youpi.

Et sinon ?

...

Voilà.

La jouabilité est une vraie plaie. Tu veux parler à un perso et ainsi débloquer une superbe scènette "dessin-animée" ? Il faut le frapper. Tu veux ramasser un joyau ? Il faut le frapper. Tu veux aller dans ton inventaire ? Tu dois appuyer vers le bas et sur un bouton. Sauf qu'appuyer vers le bas, c'est aussi entrer dans des maisons, des grottes, etc. Donc souvent en voulant ouvrir ton inventaire, tu passes en fait ton temps à rentrer et sortir de lieux tous plus moches les uns que les autres, et t'as vraiment pas envie de t'infliger ça.

Je pourrais également vous parler de l'étrangeté des hitboxes, mais le simple fait de préciser que ce jeu se jouait À LA TÉLÉCOMMANDE devrait déjà vous laisser imaginer les pires horreurs.

Il est quand même une précision à apporter. Ce jeu fait partie d'un "lot" de 3 Zelda qui ont été faits pour le CD-I de Phillips (en échange d'un lecteur CD pour la SNES). Ils n'ont aucun lien avec la trame principale de l'aventure, que ce soit au niveau scénaristique, artistique ou créatif. Et ça se voit.

Enfin, dernier point : l'OST.

Les jeux Zelda me laissent indifférente, soit, mais les bandes sons sont toujours un délice. Oui oui, même la chanson d'Epona dans ses pires remixes. Et que dire de ce thème mondialement connu...

  
Source : NintenDaanNC 

... qui a la particularité de me provoquer des frissons à chaque écoute (je vous vois venir, la version de base me fait tout autant d'effet que la version symphonique, bande de mauvaises langues) ?

Je vous laisse maintenant avec le thème de ce Zelda : The Wand of Gamelon.


Source : KiiroBomber

...

Ah ouais ça calme.

C'est de manière générale le bilan de ce jeu : ça calme.

Ça calme d'aimer la vie, ça calme de jouer aux jeux vidéos, mais surtout, ça calme de vouloir un beau jour relancer un jeu Zelda.

Et c'est bien dommage.


vendredi 27 février 2015

Premier amouuur, un beau jouuur, qui vient vouuus emporteeer

Bon, bien qu'il soit – je pense – tout à mon honneur de n'avoir comme réel article sur ce blog qu'un éloge aux Games Done Quick (hey ! record battu ! 1 575 000 dollars récoltés pour la Prevent Cancer Foundation !), il serait peut-être temps de remplir ces quelques pages numériques de menus pixels agglutinés en mots, phrases, contenus tous plus inintéressants les uns que les autres.

Et si on se la jouait chronologique ?

Non, mon enfance était quand même plus funky que ça, je vous rassure 

Je suis née en 1984, dans une famille de la classe moyenne. Mon père ne comptait pas ses heures pour que ma mère – au foyer les premières années de mon existence – et moi-même ne manquions de rien.

Fille unique, assez solitaire, c'est tout « naturellement » que mes parents m'ont acheté sensiblement tout ce que je pouvais leur demander. Vous la sentez la gamine pourrie-gâtée ? Mes parents aussi, ne vous inquiétez pas.

Mes tous premiers souvenirs – outre ces instants passés enfermée dans mon placard à parler avec Jimmy, mon ami imaginaire – prennent place devant une antiquité : la Commodore 64.

Ou l'allégorie du coup de vieux 

Ah bah oui ma bonne dame, c'est sûr, les plus jeunes qui passeront par ici et qui ne savent même pas à quoi ressemble un walkman, auront le plus grand mal à comprendre à quel point cette technologie était à l'époque révolutionnaire.

Révolutionnaire, et tellement sexy 

Rendez-vous compte ! Un microprocesseur 8bits, et 64ko de mémoire vive ! Le tout pour la modique somme de 600 dollars, avouez que ça laisse rêveur !



C'est quoi ce ronchonnement que j'entends au fond ?

Mais calmez-vous, on est en 1982, c'était les standards de l'époque, et croyez-moi, avec la Commodore 64, on était même dans le haut du panier, avec un rapport qualité-prix défiant toute concurrence.

Voilà donc comment s'est faite mon entrée dans le monde du jeu vidéo. J'étais toute jeunette, et facilement impressionnable puisqu'à l'époque, je m'imaginais fort bien faire carrière dans le sport, tout ça à cause du jeu n°1 dans mon cœur (et j'ai encore une certaine nostalgie de ce jeu, puisque je l'ai sur émulateur) : The World Games.

Source : C64 Wiki 
Vous pouvez remballer les CallOfLolz les gars, ça c'était de la bonne

 
Ce petit bruitage des mains sur les altères hante parfois mes nuits les plus agitées

Le but du jeu ? Remporter les épreuves sportives supposément représentatives de divers pays du globe, allant du lancer de tronc au log-rolling en passant par le plongeon de falaise, sans oublier le saut de tonneaux. 

Du folklore, du musc, du bonhomme poilu et beaucoup trop de bois. 

Je serais bien incapable de vous représenter les heures passées sur ce jeu démoniaque, mais pour vous donner une fourchette d'idée, sachez que si je connais par cœur les hymnes du Canada, du Japon, de l'Italie, du Brésil ou encore de l'Australie, il en est le seul responsable. 

Ce jeu était bien évidemment accompagné de ses deux compères : Summer Games et Winter Games, parce qu'allez comprendre pourquoi, à la maison, personne ne faisait de sport mais tout le monde kiffait ces jeux-là. 

Juste pour le plaisir, l'épreuve de patinage artistique de Winter Games, dont je chantonne toujours la mélodie lorsque je m'amuse à glisser sur mon carrelage en chaussettes (on a les distractions qu'on mérite).

   
Source : YouRolandTube 
Et cette patinoire qui n'a pas de fin, ne cherchez plus, on a trouvé les premiers travaux des dessinateurs d'Olive et Tom 

Je pourrais citer aussi, dans un genre différent mais marquant très probablement les prémices de l'amour que je porte aujourd'hui au VS Fighting : Barbarian (alors que soyons honnêtes 5 minutes : c'est une purge). 

Et puisqu'il faut parler de choses qui fâchent, on survolera viteuf Spindizzy, qui est – je suppose – un jeu dont la seule et unique vocation était de faire de moi une enfant asociale et vouant une haine inébranlable à l'encontre de ses confrères.

Et ça a plutôt pas mal marché.

   
Source : DerSchmu 
Mais ce jeu, bordel de merde, CE JEU ! AAAAAAAARRRRGH ! 

 ... 

 Oui, les jeux vidéos rendent violent.

Mais ça, on en parlera plus en détail dans un prochain article, si vous voulez bien.


samedi 3 janvier 2015

AGDQ 2015


Bon, les potes, l'heure est grave.

Ah oui oui, je sais, j'arrive la bouche en coeur, je ré-ouvre mon blog à la fraîche, ni vu ni connu, et on n'a même pas commencé à parler jeux à la con et prises de tête sur des gameplays audacieux qu'on attaque déjà le sérieux.

Parce que jouer c'est bien, c'est beau, c'est fun, mais c'est pas pour autant qu'il faut que ça nous empêche de faire des choses intelligentes.

Comme avoir la décence d'arrêter de jouer à Street Fighter si c'est pour prendre Dhalsim et bourrer à l'autre bout de l'écran en attendant que ça passe.

Mais bon, chacun sa manière de jouer aux Street Fighter, après tout je joue Juri (et parfois même Chun Li) comme une grosse porcasse, alors voilà, mes conseils, ils valent ce qu'ils valent.

Source : Capcom-Unity 

BREF.
(et non, on ne va pas réinstaurer cette punition de me faire créer un gif improbable à chaque fois que je dirai "BREF".)

Donc.

Afin de faire comprendre aux gens (cons) que les gamers - qu'ils soient pro, hardcore ou casu - n'en sont pas moins pour l'écrasante majorité des être humains intelligents dotés d'un coeur qui bat et de raison, il est temps de parler d'une excellente initiative qui court depuis maintenant plusieurs années : les GDQ.

Les Games Done Quick sont des marathons caritatifs de speedruns, qui durent (généralement) une semaine entière, et pendant laquelle des joueurs tenteront de terminer au plus vite un grand nombre de jeux différents.

Le but de tout ça ? BOURRER LES DONS. Qui iront cette année, encore une fois, à Prevent Cancer Foundation.

L'année dernière, à titre de comparaison, l’événement hivernal (car il en existe aussi une version en été : les Summer Games Done Quick) a fait son meilleur score en récoltant 1 013 848,63 $ (18 000 donneurs pour plus de 27 300 donations) pour Prevent Cancer Foundation.

Et sinon, vous aimez les chiffres ?
- 2010 (Classic Games Done Quick) : 10 531,64 $ pour CARE
- 2011 (Awesome Games Done Quick) : 53 379,83 $ pour Prevent Cancer Foundation
- 2011 (Japan Relief Done Quick) : 25 800,33 $ pour Médecins Sans Frontières
- 2011 (Summer Games Done Quick) : 21 396,76 $ pour Organization For Autism Research
- 2012 (Awesome Games Done Quick) : 149 044, 99 $ pour Prevent Cancer Foundation
- 2012 (Summer Games Done Quick) : 46 278,99 $ pour Organization For Autism Research
- 2013 (Awesome Games Done Quick) : 448 423,27 $ pour Prevent Cancer Foundation
- 2013 (Summer Games Done Quick) : 257 181,07 $ pour Médecins Sans Frontières
- 2014 (Summer Games Done Quick) : 718 155,07 $ pour Médecins Sans Frontières

Et vous, vous avez donné combien à des associations l'année dernière ?

Voilà. Je vous mets donc au défi de dire encore une fois que tous les gamers sont des tarés asociaux qui aiment à devenir des mass murderers comme vous aimez à vous faire un petit verre de vin en rentrant chez vous le soir.


Les Awesome Games Done Quick 2015 commencent dimanche 4 janvier à 18h (heure française) et finiront le dimanche 11 janvier à 7h (heure française), et verront défiler plus de 100 joueurs sur plus de 150 jeux pour plus de 184 heures de direct.

Alors surtout n'oubliez pas : BOURREZ LES DONS.


dimanche 14 décembre 2014

Let's Get Started!



Je me mets à la place des 2 pélos et 3 tondus qui - en voyant ce blog renaître de ses cendres - se demanderont bien par quel moyen il est possible qu'ils y soient encore abonnés.

Soyez rassurés, je n'ai pas plus d'idées que vous, pauvres hères.

Reste que vous êtes là, moi aussi, et qu'on va pas se mentir, ça va être long, poussif et pénible, un peu comme un accouchement sans péridurale.

Donc il est encore temps pour vous de trouver mieux à faire.
Genre je sais pas, faire le ménage, instaurer la paix dans le monde, inventer le vaccin contre le cancer, enfiler des perles, aller me chercher un kebab saladtomatoignons...

Parce qu'en toute honnêteté, ce blog ne ressemblera en rien à son prédécesseur et jumeau d'appellation.

Si ma vie reste bien différente de celle de la majorité des personnes de mon âge - qui sont déjà maquées, propriétaires d'un Espace, de 2 labradors et de 4 mômes, ainsi que du crédit sur 25 ans qui va avec - elle n'en est pas moins identique à celle de beaucoup d'autres, qui préfèrent profiter de la vie en alternant sorties et passions.
YOLO comme disent les jeunes, avec presqu'autant de ridicule que quand ils ne savent pas vraiment ce que veut dire SWAG.

Mais bref. Pour les quelques copains qui passent par là (des bisous !), ils connaissent mes passions.
Mais pour vous autres qui débarquez peut-être (et je vous plains), à quoi devez-vous vous préparer ?

Déjà, à pas grand chose. J'écris comme l'envie m'en prend, c'est à dire sporadiquement, parce qu'après tout, si je veux pouvoir écrire sur ce qui me passionne, c'est que je dois me nourrir de ces passions.
Et ça prend du temps.

Mais lorsqu'un article apparaîtra en ces lieux (A Wild Article Appears!), à quoi vous attendre ? Il y a un indice dans la phrase. Et non, il n'est pas "super effective!". *

Je suis une de ces nanas régulièrement taxées de Fake Geek Girl. Parce qu'il est inconcevable pour certains qu'une femme puisse aimer les jeux vidéo, jouer aux jeux vidéo, gérer les jeux vidéo, et d'une manière moins casual qu'ils ne l'auraient souhaitée (souhaité ? souhaités ? cette phrase est trop tordue, j'abandonne.), de peur certainement qu'on ne leur vole la vedette. Vedette de quoi ? Aucune idée. Allez leur demander, il est impossible d'avoir une vraie discussion avec ces personnes.

Mais bon, passons. Donc oui.
J'aime les jeux vidéo (et pas que les Sims, je vous arrête tout de suite), les séries (et pas Grey's Anatomy, je vous arrête encore une fois tout de suite), les Comics, l'informatique, les nouvelles technologies, les sciences... et c'est ce genre de thèmes que vous trouverez chez moi.

Bien évidemment, on n'est pas sur GameKult ou JVC ici, donc rien de qualitatif ni de super chiadé, aucune expertise, que du ressenti, de l'émotion, et énormément de pétages de plombs parce qu'étrangement, j'aime un peu trop les Die And Retry.

Voilà, maintenant que vous êtes bien préparés, libre à vous d'aller voir ailleurs si j'y suis, et scoop : je n'y suis pas.

Pour les autres, soyez les bienvenus chez moi !

Enjoy :)

* ne nous méprenons pas, ceci-dit, je n'ai jamais rien pipé à Pokemon, et ai totalement perdu tout intérêt pour ce jeu le jour où très enthousiaste d'avoir un Salamèche de niveau 7, mon cousin de 8 ans m'a toisée avec mépris en m'annonçant avoir un Dracaufeu.