vendredi 27 février 2015

Premier amouuur, un beau jouuur, qui vient vouuus emporteeer

Bon, bien qu'il soit – je pense – tout à mon honneur de n'avoir comme réel article sur ce blog qu'un éloge aux Games Done Quick (hey ! record battu ! 1 575 000 dollars récoltés pour la Prevent Cancer Foundation !), il serait peut-être temps de remplir ces quelques pages numériques de menus pixels agglutinés en mots, phrases, contenus tous plus inintéressants les uns que les autres.

Et si on se la jouait chronologique ?

Non, mon enfance était quand même plus funky que ça, je vous rassure 

Je suis née en 1984, dans une famille de la classe moyenne. Mon père ne comptait pas ses heures pour que ma mère – au foyer les premières années de mon existence – et moi-même ne manquions de rien.

Fille unique, assez solitaire, c'est tout « naturellement » que mes parents m'ont acheté sensiblement tout ce que je pouvais leur demander. Vous la sentez la gamine pourrie-gâtée ? Mes parents aussi, ne vous inquiétez pas.

Mes tous premiers souvenirs – outre ces instants passés enfermée dans mon placard à parler avec Jimmy, mon ami imaginaire – prennent place devant une antiquité : la Commodore 64.

Ou l'allégorie du coup de vieux 

Ah bah oui ma bonne dame, c'est sûr, les plus jeunes qui passeront par ici et qui ne savent même pas à quoi ressemble un walkman, auront le plus grand mal à comprendre à quel point cette technologie était à l'époque révolutionnaire.

Révolutionnaire, et tellement sexy 

Rendez-vous compte ! Un microprocesseur 8bits, et 64ko de mémoire vive ! Le tout pour la modique somme de 600 dollars, avouez que ça laisse rêveur !



C'est quoi ce ronchonnement que j'entends au fond ?

Mais calmez-vous, on est en 1982, c'était les standards de l'époque, et croyez-moi, avec la Commodore 64, on était même dans le haut du panier, avec un rapport qualité-prix défiant toute concurrence.

Voilà donc comment s'est faite mon entrée dans le monde du jeu vidéo. J'étais toute jeunette, et facilement impressionnable puisqu'à l'époque, je m'imaginais fort bien faire carrière dans le sport, tout ça à cause du jeu n°1 dans mon cœur (et j'ai encore une certaine nostalgie de ce jeu, puisque je l'ai sur émulateur) : The World Games.

Source : C64 Wiki 
Vous pouvez remballer les CallOfLolz les gars, ça c'était de la bonne

 
Ce petit bruitage des mains sur les altères hante parfois mes nuits les plus agitées

Le but du jeu ? Remporter les épreuves sportives supposément représentatives de divers pays du globe, allant du lancer de tronc au log-rolling en passant par le plongeon de falaise, sans oublier le saut de tonneaux. 

Du folklore, du musc, du bonhomme poilu et beaucoup trop de bois. 

Je serais bien incapable de vous représenter les heures passées sur ce jeu démoniaque, mais pour vous donner une fourchette d'idée, sachez que si je connais par cœur les hymnes du Canada, du Japon, de l'Italie, du Brésil ou encore de l'Australie, il en est le seul responsable. 

Ce jeu était bien évidemment accompagné de ses deux compères : Summer Games et Winter Games, parce qu'allez comprendre pourquoi, à la maison, personne ne faisait de sport mais tout le monde kiffait ces jeux-là. 

Juste pour le plaisir, l'épreuve de patinage artistique de Winter Games, dont je chantonne toujours la mélodie lorsque je m'amuse à glisser sur mon carrelage en chaussettes (on a les distractions qu'on mérite).

   
Source : YouRolandTube 
Et cette patinoire qui n'a pas de fin, ne cherchez plus, on a trouvé les premiers travaux des dessinateurs d'Olive et Tom 

Je pourrais citer aussi, dans un genre différent mais marquant très probablement les prémices de l'amour que je porte aujourd'hui au VS Fighting : Barbarian (alors que soyons honnêtes 5 minutes : c'est une purge). 

Et puisqu'il faut parler de choses qui fâchent, on survolera viteuf Spindizzy, qui est – je suppose – un jeu dont la seule et unique vocation était de faire de moi une enfant asociale et vouant une haine inébranlable à l'encontre de ses confrères.

Et ça a plutôt pas mal marché.

   
Source : DerSchmu 
Mais ce jeu, bordel de merde, CE JEU ! AAAAAAAARRRRGH ! 

 ... 

 Oui, les jeux vidéos rendent violent.

Mais ça, on en parlera plus en détail dans un prochain article, si vous voulez bien.