dimanche 15 mars 2015

Pourquoi je n'aime pas Zelda

Oulaaa oui j'avoue, un aveu comme ça un lundi matin de si bonne heure, ça picote.


Source : vinceuss02

La saga des Zelda. Jeux vidéo aimés, chéris, idolâtrés et attendus (parce que oui, pour les enfants du placard, des titres "The Legend Of Zelda" sortent encore hein) par la quasi-totalité des gamers.

Autant vous dire que se prétendre joueuse rétro et indé et clamer derrière ne pas aimer Zelda, c'est aussi cohérent que discuter physique quantique avec Loana.

Mais replaçons-nous dans le contexte je vous prie, parce qu'on n'en arrive pas à ne pas aimer les jeux Zelda sans raison.

Déjà, dire que je n'aime pas, c'est un abus de langage. Je m'en fous en fait. Ce qui est potentiellement pire parce qu'autant ne pas aimer fait de toi quelqu'un qui a un avis, et qui s'est donc intéressé 2 minutes à la question... mais là même pas.

Vous pourriez du jour au lendemain me dire que Shigeru Miyamoto ne veut plus jamais sortir un jeu Zelda que je m'en tamponnerais autant que le temps qu'il fait en Papouasie (pas tip-top en ce moment, si vous voulez tout savoir).

Mais alors, pourquoi ?

 Ouais, ou pas.

Je ne me lancerai même pas dans le débat du "Damsels in Distress" cher à Anita Sarkeesian (si vous ne connaissez pas cette vlogueuse et son site Feminist Frequency, et pour peu que vous soyez conscient et sensible à la place de la femme dans le jeu vidéo - et plus largement dans la pop-culture, je vous invite à y faire un tour) - puisque bien que la saga s'appelle "The Legend Of Zelda", on y suive plutôt les aventures de Link - parce qu'on pourrait toujours se planquer derrière les quelques épisodes (Ocarina Of Time en tête de gondole) où Zelda fait autre chose qu'être inutile, mais jolie.

Ce n'est pas plus une histoire de genre de jeu, parce que voyez-vous, les jeux action-aventure avec énigmes et combats, c'est clairement une de mes (nombreuses) cames.

En fait, la raison est simplissime, et je vous la livre ici en un mot : CD-I.

Alors non, le fait d'avoir un emploi dit "stable" ne fait pas de vous quelqu'un qui se fiche royalement de ce qu'il se passe à Hyrule, soyez sereins.

En revanche, le fait d'avoir un emploi dit "stable" peut vous faire acheter à votre enfant une console au succès anecdotique et à la vidéothèque plus que calamiteuse, sauf rares exceptions (The 7th Guest et Mad Dog McCree putain !).

Et dans cette vidéothèque ? Mon tout premier jeu Zelda.

Zelda : The Wand of Gamelon

Alors ce jeu, pour vous situer un peu, c'est un superbe 3,8/10 donné par la communauté de IGN, avec l'appréciation "Awful". Je pourrais terminer mon article ici tellement cette note se suffit à elle-même. Voyez, IGN ne s'est même pas emmerdé à tenter d'apprécier cette purge.

Mais bon, mon côté amour-du-risque-Jonathan-et-Jennifer me fait pousser plus en avant le descriptif de cette pépite merveille œuvre.

Je n'irai pas parler ici de scénario, puisque comme dit auparavant, je ne connais rien aux Zelda, outre la vilaine habitude qu'a la princesse d'Hyrule - à l'image de Peach - de se faire emmerder tous les 4 matins par des lâches qui préfèrent cibler de la choupigonz que du boobadass.

Mais bon, de mémoire, les histoires sont quand même loin d'être dégueus dans les autres opus. Tout comme les graphismes, la jouabilité ou encore la durée de vie. Enfin je sais pas, mais on n'enchaine pas les meilleures notes sur pléthores de sites spécialisés dans les jeux vidéos sans qu'il y ait un minimum de raisons valables.

Alors autant vous dire que ça, là, c'est juste à gerber.


Ouais. Voilà. La phrase "il est parti depuis un mois, et toujours pas de nouvelles" en se frottant l’œil avec autant d'énergie qu'on utiliserait pour mélanger une purée Mousline, c'est un troll récurent avec ma mère, sachez-le.

Mais bon, ce jeu a-t-il un point positif, au moins ? Il en a potentiellement un. Pour l'enfant de 9 ans que j'étais à l'époque, le fait de jouer une fille "guerrière" était clairement une rareté.

Car oui, vous ne rêvez pas, Zelda : The Wand of Gamelon voit bien Zelda en héroïne de l'histoire, et non pas Link. ...

Youpi.

Et sinon ?

...

Voilà.

La jouabilité est une vraie plaie. Tu veux parler à un perso et ainsi débloquer une superbe scènette "dessin-animée" ? Il faut le frapper. Tu veux ramasser un joyau ? Il faut le frapper. Tu veux aller dans ton inventaire ? Tu dois appuyer vers le bas et sur un bouton. Sauf qu'appuyer vers le bas, c'est aussi entrer dans des maisons, des grottes, etc. Donc souvent en voulant ouvrir ton inventaire, tu passes en fait ton temps à rentrer et sortir de lieux tous plus moches les uns que les autres, et t'as vraiment pas envie de t'infliger ça.

Je pourrais également vous parler de l'étrangeté des hitboxes, mais le simple fait de préciser que ce jeu se jouait À LA TÉLÉCOMMANDE devrait déjà vous laisser imaginer les pires horreurs.

Il est quand même une précision à apporter. Ce jeu fait partie d'un "lot" de 3 Zelda qui ont été faits pour le CD-I de Phillips (en échange d'un lecteur CD pour la SNES). Ils n'ont aucun lien avec la trame principale de l'aventure, que ce soit au niveau scénaristique, artistique ou créatif. Et ça se voit.

Enfin, dernier point : l'OST.

Les jeux Zelda me laissent indifférente, soit, mais les bandes sons sont toujours un délice. Oui oui, même la chanson d'Epona dans ses pires remixes. Et que dire de ce thème mondialement connu...

  
Source : NintenDaanNC 

... qui a la particularité de me provoquer des frissons à chaque écoute (je vous vois venir, la version de base me fait tout autant d'effet que la version symphonique, bande de mauvaises langues) ?

Je vous laisse maintenant avec le thème de ce Zelda : The Wand of Gamelon.


Source : KiiroBomber

...

Ah ouais ça calme.

C'est de manière générale le bilan de ce jeu : ça calme.

Ça calme d'aimer la vie, ça calme de jouer aux jeux vidéos, mais surtout, ça calme de vouloir un beau jour relancer un jeu Zelda.

Et c'est bien dommage.